Née en 1988, Christelle Téa est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA) avec les Félicitations du jury en 2015. Élève de Patrick Tosani et de Jean-Luc Vilmouth, elle a également suivi les cours de Philippe Comar et de Didier Semin. Depuis un an, elle se consacre à réaliser des portraits dessinés sur le vif de personnalités diverses (artistes, collectionneurs, artisans, scénographes, chefs d’orchestre, instrumentistes, fonctionnaires, historiens…), série présentée cette année à DDESSIN (16). Celles-ci, essentiellement issues des sphères de l’art et de son histoire, sont représentées dans leur atelier, leur bureau ou chez elles, l’artiste attachant une attention toute particulière au cadre dans lequel elles travaillent ou vivent, un cadre appréhendé comme l’expression de leur personnalité. Ce sont des portraits en situation où le modèle est toujours figuré dans son « milieu ». Cette série de portraits, dont chacun d’eux nécessite entre quatre et dix heures de travail, est réalisée sur des feuilles de format raisin (50 x 60 cm), à l’encre de Chine, sans dessin préparatoire ni repentir. Elle ne cherche pas le réalisme au sens photographique, bien au contraire. Pour elle, dessiner c’est choisir. Choisir dans la complexité du réel les éléments les plus signifiants. C’est-à-dire décanter la réalité pour faire surgir l’essence de ce qu’elle perçoit