ASHLEY OUBRÉ

LAURÉATE DU PRIX DDESSIN {16}/ INSTITUT FRANÇAIS DE TANGER

Le Prix DDESSIN {16} / Institut Français de Tanger a été attribué à l’artiste américaine Ashley Oubré, présentée par Ozenne & Prazowski Gallery (Londres).  Ce prix offre à l’artiste l’opportunité de partir travailler un mois en résidence de création à l’Institut Français de Tanger en février 2017. En partenariat avec L’ART EST VIVANT, collectif de collectionneurs et d’amateurs d’art investi de façon très active et pragmatique en termes de soutien, d’accompagnement et de valorisation de projets de la jeune scène émergente contemporaine, elle bénéficie également d’une dotation financière de 500 euros ainsi que, en partenariat avec Winsor & Newton (partenaire de L’ART EST VIVANT), d’une dotation en matériel d’une valeur de 250 euros.

Ashley Oubré

Ashley Oubré est une jeune artiste américaine autodidacte hyperréaliste de Washington, née en 1984.  Elle arpente dès le plus jeune âge les musées, est très tôt fascinée par l’œuvre de Picasso, tâche d’abord de l’imiter avant de trouver sa voie : le trait réaliste. Elle débute son travail au crayon à 20 ans, lors d’un voyage à l’étranger avec sa classe d’Histoire de l’Art. La révélation vient à ses 25 ans, quand elle opte pour le pinceau. Elle se met alors à créer une œuvre singulière, utilisant dans son travail de la poudre de graphite et de l’encre de Chine, en couches, afin de créer une référence aux photographies réalistes. Ses portraits, souvent nus et isolés, sont une tentative pour capter les nuances ténues de la solitude, l’exclusion, la tristesse et la nostalgie. Elle ajoute aujourd’hui à ces médiums le charbon de bois et le pastel.

« La plupart de mes dessins joue avec un espace blanc, qui doit être immaculé. Je place une bande de papier préalablement élaborée sur le blanc de la feuille et je dessine à l’intérieur de cette forme. Ensuite, j’esquisse délicatement les contours des zones plus ou moins lumineuses de gris. Je dispose la poudre en couches, prenant de la distance pour voir si les tons me plaisent, puis je remets une couche et répète ce procédé jusqu’à ce que le réalisme soit là. Cela peut prendre des heures ou des jours selon la taille de l’œuvre. »

Clémentine Poquet

SECONDE LAURÉATE DU PRIX DDESSIN {15} / INSTITUT FRANÇAIS DE TANGER

Une seconde lauréate a été désignée par les membres du jury : l’artiste française Clémentine Poquet, présentée par LHOSTE Art Contemporain (Arles). En partenariat avec L’ART EST VIVANT et Winsor & Newton, l’artiste bénéficie également d’une dotation financière de 500 euros ainsi que d’une dotation en matériel d’une valeur de 250 euros.

Clémentine Poquet est née en France en 1987. Elle vit et travaille à Paris. Elle étudie les lettres modernes à la Sorbonne Paris IV puis le cinéma et enfin le dessin aux Beaux-Arts d’Angoulême et d’Orléans. En 2008, elle crée l’atelier de création graphique Coulisses avec Nathan Krieg, graphiste et webdesigner. En 2011, elle découvre le milieu du spectacle vivant en tant qu’assistante de François Sarhan sur le spectacle Hagiographie à la Scène Nationale d’Orléans. La même année, elle est nominée à la Foire Internationale du Dessin (FID) et obtient la bourse de l’ADAGP pour les jeunes dessinateurs qui lui permet de participer au salon Mac. En 2012, elle remporte le premier prix Pierre David Weill, prix de dessin de l’Académie Française des Beaux-Arts, et est une nouvelle fois nominée à la FID. Ses différentes collaborations dans le spectacle vivant lui permettent d’envisager le dessin dans sa dimension spatiale et interactive. Entre 2012 et 2016, elle met en scène des performances qui mêlent musique électronique expérimentale et vidéo-projections de dessins à l’encre. Elle travaille en collaboration avec des lieux d’expérimentation sonore et anime régulièrement des ateliers en lien avec ses recherches artistiques. L’introduction de nouveaux médiums tels la vidéo-projection et l’animation numérique utilisés conjointement au dessin se cristallisent aujourd’hui en un travail multidisciplinaire. Ses recherches se concentrent sur les architectures comme des lieux en suspens, des espaces transitoires où tout semble suspendu dans le temps. Les édifices qu’elle représente sont des espaces d’incertitudes, des lieux interstitiels, en rupture avec la société urbaine, productiviste et contrôlante, où chaque espace a une fonction bien définie. Ces structures verticales, faussement fragiles, semblent tenir en tension, comme figées dans un mouvement de chute ou d’élévation. Le noir et blanc renvoie à un abandon conscient et volontaire de la couleur pour que l’essentiel soit ailleurs, suggéré par l’enchevêtrement des pleins et des vides, les silences et les rythmes du dessin.